Bonjour à tous,
Vers 1990, alors que je demeurais, à l’époque, en Vendée, pays natal de ma mère, j’ai été amené à subir une opération à la suite de l’apparition de hernies inguinales G et D. Je suis allé pour cela à l’Hôpital de Luçon.
Je dois d’abord préciser que je conserve un excellent souvenir de cet établissement, par suite de l’accueil, de la qualité du personnel hospitalier et des chirurgiens, mais aussi, accessoirement, du cadre environnant : des bâtiments récents, de la verdure, des arbres, des grands parkings et une grande facilité d’accès.
En ce qui concerne l’opération les choses se sont passées comme suit :
Je suis entré dans la salle d’opération et l’anesthésiste m’a fait asseoir sur la table d’opération, puis il m’a dit : « Je vais vous faire une petite anesthésie locale avant de vous faire la péridurale ». J’ai senti qu’il me touchait le dos, mais rien de plus. Après quelques instants je lui ai dit : « Alors quand me faites-vous cette péridurale ? ». Il m’a alors répondu : « Mais c’est déjà fait Mr ………. ». Surprenant, compte tenu de ce que j’avais entendu dire, par certains, ou certaines, de cette fameuse péridurale. Disons que j'étais, peut être, dans un bon jour.
J’ai senti, peu à peu, une sorte d’engourdissement monter dans mes jambes et mon bassin. Le chirurgien est entré dans la pièce. L’infirmière a fait les travaux préparatifs puis l’homme de l’art a commencé à faire usage de son bistouri. Je sentais, là encore, un contact, mais aucune douleur.
Je me suis aperçu, en regardant le plafonnier d’éclairage, que j’étais le spectateur de ma propre opération. Ce qui m’a étonné c’est que je ne ressentais aucune appréhension. C’était un peu comme si j’avais vu cela à la télévision. Je plaisantais avec le chirurgien. Celui-ci me posait des questions sur ma vie professionnelle. Le dernier salon où l’on cause, en quelque sorte.
En parlant il a ouvert et décollé un volet, entre cuir et chair, dans ma paroi abdominale, au dessus du pubis et entre le pli de l’aine G et celui de l’aine D. Tout en travaillant il m’a dit, sur un ton amène : « Je vais vous mettre maintenant un voile de mariée ! » et il a posé sur la partie à vif de mon abdomen une bande de tulle destinée à renforcer la paroi et a éviter ainsi le retour d’une hernie. Ensuite la plaie a été recousue et je suis retourné dans mon lit.
Quelques jours après je suis sorti de l’hôpital et je n’ai, depuis, jamais eu de problèmes.
Cordialement


