silence a écrit:titsta a écrit:Pour moi, l'ego, c'est une pulsion d'importance sociale.
Être important pour les autres (que les autres représentent deux ou trois personnes particulière ou l'humanité toute entière).
C'est le besoin d'amour, d'affection, de reconnaissance etc...
L’ego est nécessaire à la survie puisque nous sommes corporéifiés et qu’il faut bien répondre aux besoins vitaux de notre enveloppe terrestre par des actions qui s’imposent.
Encore faut-il rester modérer, être à l’écoute de l’Esprit Nature (je ne sais pas nommer cela) pour respecter l’ordre universel.
Les besoins que tu cites : amour, affection, reconnaissance … créer, engendrer sont naturelles et pulsionnelles.
Je trouve intéressant de rester observatrice de ce type de manifestations, de tenter d'en retrouver l’association primaire infantile ou causale si possible.
Dès lors, en se positionnant sur une certaine « neutralité », je ne vais pas chercher à combler par tous moyens possible à me satisfaire, moi d’abord. Cette neutralité réfrène mon animalité et mon avidité.
Et si je réponds à mes désidératas, d’autres désirs se créent à sa suite. Cela n’en finit pas.
Tout cela ne serait pas bien grave –hormis toute l’énergie utilisée et les souffrances engendrées- si la mort n’était pas au bout du chemin.
Passer son temps à chercher à se combler m’apparaît absurde. Se projeter tout le temps dans le futur pour qu’à la finale, je veuille encore autre chose ou plus ….
Quand on les combles, d'autres désirs se créent à la suite, ça me semble normal, ça s'appelle la vie.
Ce qui me gènerais plus, c'est l'accroissement de ces désirs qui arrivent parfois, dans une sorte de fuite en avant.
Mais je crois que ce genre de chose n'arrive que losqu'on ne comble pas justement les pulsions qu'on aurai besoin de combler.
Je pense là à quelques amies "libertaines" qui fuillaient dans la sexualité, en niant parfoit même toute respectabilité, en fait une pulsion d'égo.
Leur pulsion d'égo n'étant (au contraire) pas plus comblé après, leurs besoin et leur désirs au lieux de diminuer augmentaient sans cesses.
Pour moi, quand on comble sainement ses besoins, il n'y a pas d'escalade.
Le risque viens plus, au contraire, dans le fait de ne pas les combler.
Sinon, je crois que tu parles d'une autre chose : la dépendance.
Je crois qu'il faut apprendre à pouvoir se passer de tout. (donc déjà, n'avoir plus peur de la mort, sinon, c'est impossible.)
Ensuite, sans en avoir un besoin "vital", dans notre espris, donc sans entrer dans une dépendance, on peut chercher à combler nos besoins vitaux.
Le jour où je n'arriverai plus à combler mes besoins vitaux, je mourrais, tout simplement.
Mais cette perspective ne me faisant pas particulièrement peur, je ne suis pas dépendant de mes besoins vitaux.
Ce qui ne m'empèche pas de les combler quand j'en ai la possibilité, sans entrer dans cette dépendance.
J'irrai presque jusqu'à dire au contraire. Je les comble mieux, parce qu'en les comblant sans "avidité", je peux en déguster la moindre goute, même les plus subtiles
Maintenant, c'est vrai que savoir apprécier les plaisirs sans entrer dans leur dépendance demande un effort et une attention constante (enfin, régulière plutôt, heureusement que j'y pense pas tout le temps

)
Mais je préfère faire cet effort, et goûter aux plaisirs, plutôt que de simplement observer de loin ces choses là.
Pourquoi vivre sinon ?
Si vivre pour le plaisir de la vie n'est pas nécessairement le seul but possible de notre vie, je crois que c'est un but simple et sain quand même, et certainement pas incompatible avec d'autres but.