Harmonie âmes-soeurs,
La foi ...
C'est intéressant ça ... qu'est-ce que la foi ? On parle bien de foi, pas de croyance ni de convictions ni de certitudes ni rien de ce genre là ?
La foi est absolument nécessaire pour parvenir à l'abandon.
"Je" m'explique.
Lorsqu'on considère la vie comme un enseignement, on essaie d'adopter une démarche très scientifique, dans le fond. Mais à un moment, on se heurte aux limites des concepts, de la pensée conceptuelle.
On peut élaborer des super théories et se conforter dans l'idée qu'elles sont juste en s'appuyant sur des écris ou sur l'opinion d'autres personnes, ou sur une pseudo-confirmation apportée par notre expérience ; mais il y a toujours un moment où ça foire (pour peu qu'on soit vraiment honnête envers soi-même) et l'on doit tout remettre en question. C'est comme ça qu'on avance. Ne dit-on pas qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ?
Donc, on peut en arriver à vouloir explorer une autre voie que la pensée conceptuelle. On rentre là dans le domaine spirituel, qui n'a rien avoir avec la philosophie, ni les religion. Il sagit d'une dimension de l'être humain.
Pour adopter une démarche spirituelle, il faut renoncer à s'accrocher à soi-même, à l'idée que l'on se fait de soi-même, qui généralement passe en grande partie par ses opinions et ses principes. Mais un tel renoncement implique qu'on soit plongé pleinement dans l'instant présent, car le passé et le futur sont ce qui donne l'illusion du moi tel que nous le concevons généralement

(vous me suivez ?)
Mais être totalement dans le présent est quelque chose de terrifiant du point de vue de l'ego. Comment faire pour interagir avec notre environnement si l'on élabore pas de plan pour le futur à partir des éléments du passé ?
C'est là qu'intervient la foi.
Il existe bien quelque indication, que "je" nomme intuition, et qui est comme un flot incessant qui surgit instant après instant. Mais cela n'a rien à voir avec une pensée ou des concepts ; ce n'est pas du même ordre que le discours intérieur qui est habituellement la base de nos réactions.
C'est beaucoup moins rassurant, parce qu'on ne peut pas le développer, on ne peut pas s'y accrocher ; il faut s'exécuter, sur-le-champ, et sans savoir où ça nous mène.
C'est comme une danse, et dans cette danse que nous soyons homme ou femme, nous sommes la cavalière et la foi (bon je sais la langue française passe mal en l'occurence

), notre cavalier. Il nous entraîne, balayant nos doutes et anihilant notre crainte, vers l'accomplissement de notre devoir d'êtres humains.
Voilà ! C'est tout ce que "je" sais de la foi.
"the white man's road is a good road to die in", comme disent les sioux.