de Motivation le Mar Juil 13, 2004 19:14
J'ai une grande soeur (21 ans) et un petit frère (12 ans).
Par rapport à ma soeur, j'ai eu plus tôt les mêmes libertées. Mon frère a eu plus tôt que moi les mêmes libertées. Maintenant que c'est dans ce sens, ça me gêne lol...
Alona, je pense que l'erreur que tu as faite (et elle est tout à fait compréhensible) a été de privilégier l'enfant handicapé aux dépends de l'autre.
Pour un handicap physique (paralysie par exemple), il est évident que tu achèteras plutôt un ordinateur à cet enfant, contre une bicyclette à l'autre qui est sain.
Je pense que tant que le besoin n'est pas nécessaire, à moins de faire profiter les 2 enfants de biens matériaux, il ne faut pas se sentir obligé, par pitié, de privilégier l'enfant handicapé.
Par expérience, au tennis de table j'ai joué contre un mec à qui il manquait un bras. J'appréhendais mal la rencontre, et il m'a dit "joue ton ping normal, c'est la plus grande satisfaction que tu m'offriras". J'ai joué à fond, je lui ai mis une fessée d'ailleurs lol, mais c'était une marque de respect. On a terminé le match tous les deux satisfaits.
Il faut prendre en compte son handicap (pour ce cas, ne pas lui proposer par exemple d'aller nager...), mais ne pas le considérer comme quelqu'un "d'anormal" et du coup de se comporter anormalement avec, là où il n'y a pas besoin !
La pitié comme celle-ci est atroce.
De filles en aiguille, au jeu on se pique.