Le siège du parti de l'Entente nationale du Premier ministre irakien Iyad Allaoui à Baaqouba a été dynamité ce samedi par des inconnus, après une attaque armée contre celui du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak d'obédience chiite.
Le troisième étage d'un bâtiment où se trouve le siège de l'Entente nationale a été dévasté par une explosion, a déclaré un témoin. Selon ce témoin, aucune personne n'a été blessée dans cette attaque menée, selon lui, par un groupe d'hommes armés qui ont laissé sur place une voiture, portes ouvertes. Le siège de l'Entente est à peine distant de 800 mètres du siège du Conseil suprême de la révolution islamique (CSRII), attaqué en début de matinée. Un autre témoin a indiqué, après l'explosion, que les formations politiques de la ville, à majorité sunnite à 60 km au nord de Bagdad, avaient commencé à prendre des dispositions pour faire face à toute attaque éventuelle. Les forces de police et les soldats américains ont pris position autour des bâtiments publics, des postes de police et de la Garde nationale ainsi que du bureau des affaires civiles et militaires, dépendant de la coalition conduite par les Etats-Unis.
Les administrations publiques ont demandé aux fonctionnaires de quitter leurs bureaux et de prendre une journée de congé et beaucoup de commerçants ont baissé leurs rideaux de fer tandis que la circulation se raréfiait. Vers 4 heures GMT (6 heuires, heure de Bruxelles), un groupe d'hommes armés et cagoulés, dont un kamikaze, a attaqué le siège du CSRII d'Abdel Aziz Hakim, représenté dans les instances politiques mises en place par la coalition. Outre le Kamikaze, quatre personnes ont été tuées et deux blessées, selon un responsable local du CSRII. Ces attaques interviennent deux jours après une série d'attentats contre la police de la ville, à majorité sunnite, qui ont laissé de nombreuses victimes.
Les attaques de jeudi avaient été lancées en même temps qu'une série d'attentats dans les villes sunnites de Ramadi, Falloujah, (ouest de Bagdad) et Mossoul (nord) qui ont fait au total près de 90 morts et environ 300 blessés. Ces violences ont été revendiquées au nom du réseau du Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, accusé de liens avec Al-Qaïda, dans un communiqué qui lui est attribué. A Baaqouba même, un tract signé du groupe Tawhid wal jihad (Unification et guerre sainte), du même Jordanien, a été distribué jeudi, revendiquant les attentats dans la ville et affirmant que de nouvelles attaques y seraient lancées.
(D'après AFP)



