- ben oui, faut pas se dire admirateur de jacquot, ça se paye
-
chiron a écrit:Un bon axiome est de penser que la France vote pour son porte-feuilles et donc que la majorité des français pensent qu'avec Sarkozy, leur pouvoir d'achat va augmenter... ...plus que celui des autres.
Il est certain que les travailleurs, chômeurs, et retraités - encore plus nombreux - qui votent Sarkozy n'ont pas conscience que la droite, encore moins que la gauche, ne souhaite mettre fin à l'attribution intégrale du produit des gains de productivité au profit plutôt qu'à l'augmentation des salaires horaires ou des cotisations sociales.
chiron a écrit:De plus il a agrégé le vote FN (Est et Nord).
Le sud-est, surtout, non ?
chiron a écrit:Il a fédéré le vote des anciens, conservateurs voire réactionnaires car ayant peur des faits divers.
Et racistes Et misogynes de surcroît.
chiron a écrit: Enfin il a séduit des classes moyennes croyant être et à tort "du bon côté du manche" car petits propriétaires, comme le dit souvent un de mes bons amis.
Une constante historique de la droite, non ?
chiron a écrit:Sinon il est vrai que les socialo ont voulu trop timidement ouvrir la politique au peuple. Si seulement ils avaient des sections vraiment actives avec des actions politiques locales. De type soviets, mais sans volonté révolutionnaire (plutôt réformatrice). notre peuple est mûr pour cela... mais les socialos le sont-ils ?
En parole, de plus en plus. cf les "débats participatifs", la "démocratie participative".
Mais en pratique, c'est du flanc : il s'agissait plus de faire semblant d'écouter les gens que d'organiser des soviets.
chiron a écrit:je partirai peut-être vivre avec des sud-américains, mes frères de philosophie
La gauche française a rêvé pendant un siècle du socialisme. Elle y a renoncé. Aujourd'hui, pendant qu'elle cherche en vain à trouver une majorité de français pour créer une société fraternelle dans le cadre du capitalisme - une "économie de marché, pas une société de marché" comme disait Lionel -, les vénézuéliens, eux, démantèlent le capitalisme et bâtissent le socialisme. Et personne ou presque, à gauche, n'en a conscience ; le socialisme, ils ne savent plus ce que ça veut dire.



c'est le philosophe de la condradiction 
