de violaine le Dim Jan 04, 2004 14:23
Il ne pouvait pas le manger comme ça, sur la voie publique, et en plus il était très difficile à approcher tant ça reniflait, forcement c'était devenu une distillerie ambulante (nous y reviendrons plus tard. Surprise!) et les vapeurs d'alcool, vu la chaleur, ça pouvait vite faire chalumeau.
le petit chaperon rouge : Bonjour loup, je vais voir ma grand-mère, y parait qu'elle a un vieux marc des familles qu'elle cache de derrière les fagots.
le loup (qui était un peu innocent) : Mais comment se fait-il que tu transportes une charrette derrière toi?
le petit chaperon rouge : ben ça, c'est mon ravitaillement personnel.
Elle souleva le voile, et le loup vit une pleine charrette de pinard. Le petit
chaperon rouge qu'était pas avare pour deux ronds décida de fêter leur rencontre et c'est ainsi, que périrent glorieusement deux litres de rouge.
Puis elle reprit son chemin avec son chargement. Quand au loup, il revint chez lui en découvrant que le plus court chemin entre deux points n'est pas forcement la ligne droite, et que tout corps plongé dans la bibine subit des forces que nul ne saurait calculer.
Arrivé chez lui, pour la première fois depuis longtemps, il n'était plus à jeun.
Malgré tout, il se mit à l'ouvrage, commença par s'aiguiser les molaires, puis se mit en route vers chez la grand-mère.
Lorsqu'il y arriva, le petit chaperon rouge n'y était pas, alors, il frappa à la porte... La grand-mère ouvrit, mais il ne la vit pas car elle était trop petite, elle lui dit alors.
la grand-mère : Eh, c'est toi le loup du conte, qui vient me bouffer?
Le loup, qui était ignare ne la crut pas et de toute façon, le pauvre ne savait pas lire. Il repartit en ne comprenant pas bien ce que lui avait dit la grand mère. Il trouva bientôt le petit chaperon rouge qui devait en être à un bon demi-hectolitre:
le petit chaperon rouge : Salut le loup, on a la frite? où vas tu?
le loup (rusé!!!) : ben, je vais chez ta grand-mère, mais je sais pas où c'est?
le petit chaperon rouge : Ramène ta viande, j'y vais, t'as qu'a m'accompagner!
le loup : Je peux pas, il faut que j'y arrive avant toi, que je mange la vieille, et que je te mange toi ensuite.
le petit chaperon rouge : attends, on va arranger ça.
Et plock! encore deux bouteilles qui connurent Waterloo.
D'ailleurs contrairement au petit poucet, on pouvait suivre le petit chaperon rouge aux cadavres qu'elle laissait derrière elle, (à ne pas confondre avec Attila), et aussi à l'odeur particulière qui s'échappait d'elle. Le loup repartit à la cabane et frappa à nouveau. La grand-mère ouvrit, mais givré comme un glacier, il ne la vit pas ; c'est seulement, quand il entendit un petit bruit sec, qu'il comprit qu'il l'avait écrasée. Il prit alors une cuillère dans le tiroir du buffet, ramassa les morceaux, et les avala. Cela suffit à éponger la quantité de liquide qu'il avait bu avec le petit chaperon rouge.
(Suite pour bientot...)