Rarement cette expression n’aura eu autant de sens qu’en cette fin d’année 2005.
Le Larousse définit ainsi la trêve : « cessation temporaire des hostilités entre belligérants, entre personnes qui sont en conflits ». Force est de le constater, c’est bien le cas, les hostilités semblent bien avoir cessé, puisqu’on est enfin revenu à la moyenne des véhicules brûlés chaque jour en France : 100. Quel aveu ! Un pays, où il ne brûle que 3700 voitures par an, serait donc un pays en paix !
200 à 250 millions d’euros de dégâts en quelques semaines, une facture que ne veulent pas payer les assureurs, et qui, par conséquent, sera payée par les contribuables. C’est la cerise sur le gâteau, mais une cerise confite, s’il vous plait, confiseurs obligent !
Mais Le Larousse dit bien « cessation temporaire ». Ça pourrait recommencer ? Mais quand ? Il faut trouver un remède, et vite, s’exclame en choeur la classe politique installée. Et la fausse droite comme la vraie gauche ont trouvé : le fameux « traitement social » des banlieues. Encore quelques centaines de millions d’euros dans le bastringue. Ils semblent avoir oublié, une fois encore, qu’à coups de milliards, voilà déjà trente ans que « la politique de la ville » traite socialement les banlieues. Et l’alternance droite-gauche n’y a rien changé. C’est logique puisque leurs politiques respectives sont interchangeables, équivalentes, donc inopérantes.
Pourquoi n’arrivent-ils pas à comprendre l’évidence ? Il ne s’agit pas d’un conflit social, mais d’un conflit ethno-culturel et cultuel, comme celui qui a détruit le Liban dans les années 70, puis la Yougoslavie dans les années 90. Ils ont une revanche à prendre, ils ont été éduqués dans cet esprit : « première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d’immigrés », scandent-ils à chaque manif anti FN. Houari Boumediene, premier président de la nouvelle république algérienne, avait prévenu : « Nous allons conquérir la France avec le ventre de nos femmes ».



